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La suite du Premier Cri...

The second bit to Cri


Submitted:Sep 1, 2008    Reads: 127    Comments: 0    Likes: 0   


Modifié : 30 décembre 2007, 3:02 AM
10 février 2008, 2:46 PM
14 février 2008, 10:22 PM

Ce texte, il revient de l'autre, le dernier cri que j'ai poussé, quand je me suis tue, pour que personne n'entende l'hurlement. Mais celui ci, je l'ai laissé déchirer le silence, je l'ai laissé se défouler, puisque moi je ne le peux pas. Ma tête, que j'ai fait rebondir du mur en entendant le craquement sonore de la caresse de la chaire contre bois, elle ne tourne pas, je ne sens pas de soulagement dans la douleur. Au début, je sentais un mal aigu dans la pointe de mes cheveux, repoussés violemment par le contact répétitif mais maintenant, cette affliction bienvenue est atténuée, et mes songes reprennent le dessus, sans pouvoir se distraire par un autre mal. Malgré leur longueur, mes ongles ne tirent pas de sang de ma main que je voudrais lacérer, pour que ma souffrance se voit sur mon corps et que je sache que je ne rêve pas. Que faudra t'il pour que la réalité me reprenne en main, pour que je puisse remettre fermement les deux pieds sur terre ? Du sang, des pleurs, une mort, quoi ? Gravité, agis sur mon corps, redescends moi du nuage où mon esprit c'est réfugié, ramène moi pour que je ne sois plus une simple coquille sans véritable gouvernance. Sinon je nage, quatre, huit, douze, vingt longueurs, poussant mes muscles jusqu'à ce que mon corps me supplie d'arrêter, et encore, je continue, je sors les deux bras en papillon, les épaules contractées, le souffle venant à peine, pour que je puisse terminer la longueur en frappant le mur des deux mains et que je puisse me laisser couler dans l'eau jusqu'à ce que l'asphyxie me menace et que mes poumons brûlent. Cette douleur appréciée porte avec elle une fatigue, qui me permet de sombrer dans le sommeil aux rêves étranges qu'apporte l'exténuement. Je me soule de pleurs, je baigne dans ma pitié, j'essaie désespérément de me rattacher à la vie. Me savoir aimé, voir les gens me regarder d'un air spéculateur, me permettre à moi même d'être une enfant, pour que quelqu'un me traite avec douceur et que je puisse tomber dans l'insouciance, voilà un privilège que j'ai rarement. Parfois, je veux me l'offrir, ce moment de répit volatile, pour ne plus devoir faire semblant de vivre une vie normale. Réflective, malade, flottant d'un coté de la logique a l'autre. Une parole de trop, une remarque faite en coin que je ne voulais absolument pas entendre et ça y est, aujourd'hui, j'explose, le volcan émotif déborde, et je bouille de délire, laissant hurler toutes les armes brûlantes de mon émotion découverte. Aujourd'hui, je laisse tout sortir, l'outrage et la passion cachée et sauvage, parce que j'en ai ras le bol d'être sage et responsable, et parce que je veux pouvoir me libérer de ces sentiments oppressifs, qui bloquent l'air et la pureté. Ma fureur, qui fourmille d'habitude au fond de mon ventre, qui asticote sans se laisser voir, je lui permet de se défouler, de couler en torrents. J'en ai assez de rester silencieuse quand mes poumons grincent d'envie, j'en ai assez de faire semblant que rien ne m'atteint, j'en ai assez de regarder les autres et qu'ils ne me voient pas, j'en ai franchement assez de cet état de putréfaction intellectuelle. Je donne à ma fureur une liberté, je lui permet cet excès, et les larmes qui viennent, salées et chaudes, glissent le long de mon visage et tirent avec elles le poids de ma relâche. Relâche infiniment douce.





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